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 Libéralisme ou Interventionnisme ?

25/12/2008

 

 Pour ma première ébauche, je vais traiter d'un sujet qui a tendance à nous diviser pendant que le typhon de la crise économique ravage nos derniers espoirs: Libéralisme ou interventionnisme ?

Pour ce faire, on va commencer par définir chacun de ces deux termes.

-  Le libéralisme économique : Le libéralisme prône une action minimale, voire nulle, des pouvoirs publics dans la sphère économique, ainsi le libre-échange, la liberté d'entreprendre, le libre choix de consommation et de travail, etc… y sont indispensables. Cette école de pensée se divise elle même en deux familles. On trouve, d'un coté, les libéraux classiques,comme Adam SMITH, qui sont pour l'abstention totale de l'état à mener des actions dans le champ de l'économie. Ils contestent à la fois la légitimité et l'efficacité de l'intervention de ce dernier.

De l'autre coté on trouve ceux qui défendent la théorie de "l'équilibre général", amorcé par Léon Walras, et qui est souvent appelé«libéralisme néoclassique». Certes ces penseurs contestent l’efficacité de l'intervention de l’État, mais ne sont pas pour une limitation totale des actions étatiques dans le champ de l'économie car ils sont plus sensible aux défaillances du marché.

De ce fait, ces deux familles diffèrent quant aux limites exactes à fixer aux interventions de l’État, cependant ils sont en accord sur le fait que le libéralisme économique, classique ou néo-classique, ne peut exister que dans un cadre institutionnel démocratique qui garantisse certains droits

 - L'interventionnisme : du latin intervenire , se mêler de, intervenir,s'entremettre, répondre de. En économie l'interventionnisme désigne une politique par laquelle l'état participe à l'économie du pays quand cela lui apparaît nécessaire pour protéger les intérêts des citoyens et ainsi compenser les effets pervers du système.

 L'interventionnisme économique peut prendre plusieurs formes : État-providence; politique industrielle; aide à l'investissement; protectionnisme défensif ou offensif(barrières à l'importation ou subvention des exportateurs); réglementation(commerciales, du travail, environnementale...); politique monétaire et budgétaire...

Dans un premier temps, on va commencer par comparer le taux de pauvreté des pays riches et bien sûr démocratique. On trouve les pays les plus libéraux avec des taux relativement élevés (États-Unis à 17 %, Australie à14.3 %, Royaume-Uni à 12.5 %) par rapport aux faibles taux des pays sociaux-démocrates (Finlande à 5.4 %, Suède à 6.5 %, Norvège à 6.4 %). Entre ces deux on trouve les pays gérés par un État-providence dont les taux de pauvretés restent relativement moyens (Belgique et France à 8 %).Paradoxalement les pays les plus libéraux et où le taux de pauvreté reste élevé sont les pays les plus riches de la planète . L'observation montrerait que la liberté économique améliore aussi la situation des plus démunis, même si c'est  dans une proportion moindre que celle des plus favorisés, donc on peut conclure que la classe moyenne dans ces pays disparait à un rythme effrayant, ce qui est alarment. Ce sujet sera développé plus en détails dans mon prochain article. 

Pour l'heure j'aimerai faire un saut dans le passé pour vous parler du New Deal, qui est le nom donné par le président américain Franklin Delano Roosevelt à sa politique interventionniste mise en place pour lutter contre les effets de la Grande dépression. Malgré les critiques croissantes de la presse et de la classe aisé américaine, surtout pendant le second New Deal,la situation s'améliora sur le plan social et politique, par contre sur le plan économique la situation était meilleure à l'orée de la Seconde Guerre Mondiale qu'en 1933 dit-on. Mais on a tendance a oublier certains détails importants, les effets d'une réforme ne se resentent qu'après un certain temps, c'est une vision a moyen et long terme et non immédiate, il ne faut pas oublier non plus que les programmes du New Deal étaient ouvertement expérimentaux,donc manifestement perfectibles et que le contexte économique mondiale fut l'un si ce n'est le plus difficile connu a ce jour. Le caractère imparfait du New Deal a permis une critique constructive et une réflexion plus poussée qui a ouvert la voie à une amélioration de la démocratie américaine, dans les années qui ont suivi, et qui perdure de nos jours.

Roosevelt fut aussi critiqué lorsqu'il promit de faire la guerre « Aux princes privilégiés de ces nouvelles dynasties économiques ». Il se vit ainsi accusé de trahir « sa classe », et pour cause sa politique tend a aider les pauvres et la classe moyenne que les riches. La victoire de Roosevelt pour les présidentiels fut écrasante puisqu'il remporta le vote de 46 États sur 48 , avec un écart de 11 millions de voix, contredisant tous les sondages et les prévisions de la presse. Cela indiqua un fort soutien populaire à la politique de New Deal. Cependant les deux New Deals et en particulier le second furent très couteux et creusèrent le déficit public, mais pour Keynes cela n'est pas un problème majeur car il a développé une théorie par rapport aux dépenses de l'état qui stipule que  « l'État est le seul agent extérieur permettant d'injecter de la demande dans le circuit économique.Celui-ci va accuser un déficit budgétaire qu'il comblera plus tard à l'aide de l'impôt prélevé grâce au regain d'activité économique ».

On peut donc constater que l'interventionnisme en temps de crise peut être une bonne chose et qu'au contraire le laissez faire ne peut arranger les choses car la confiance des consommateurs étant au plus bas, elle ne peut être rétablie que par un agent extérieur qu'est l'état.

D'un autre coté les libéraux pensent que l'interventionnisme social serait au final contre-productif même pour les plus pauvres. Ils renvoient aux exemples Russe, Indien ou Chinois, où la répartition, selon eux, était au départ encore plus injuste, et où le progrès économique est plus rapide de puis la libéralisation.

Malheureusement les trois pays qui ont été cités, ne sont pas un parfait exemple de démocratie, et l'intégrité de la plus part de ces dirigeants politiques peut être remise en cause. Hors pour définir le terme interventionnisme on avait dit plus haut que la condition nécessaire pour appliquer cette politique était un état démocratique qui agit pour le bien des  collectivités et non pour assurer des intérêts individuels notamment des plus fortunés. Ainsi je vais citer John Maynard  KEYNES : "Nos dirigeant sont si incompétents, si fou et si vicieux, que l'ère déterminer de civilisation d'un genre déterminé pourrait bien être jetée bas " 

Finalement, peut être que les grands problèmes économiques,sociaux et moraux  viennent de là, et non du libéralisme, de l'interventionnisme ou d'autres politiques économiques.

Pour conclure je dirai, que pour l'instant, nous aspirons tous a un changement, que j'espère ne va pas s’avérer une continuité éternelle de mauvaise foie et d'assouvissement d’ambitions personnelles  au détriment du peuple.

Vive la démocratie.

      

John Maynard  KEYNES        Franklin Delano Roosevelt           


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Tags : Maher
Category : La pensée du jour | Write a comment | Print

Comments

Capouest, le 03-09-2009 à 15:17:02 :

Libre sécurité

La question qui se pose actuellement est moins de savoir si l'état intervient dans l'économie que  si il garantit le minimum de bien-être aux citoyens. Pouvons-nous concevoir de donner à chacun les services publics vitaux (santé, éducation, logement, transport et protection), en laissant le secteur privé s'occuper de tout le reste?  Le financement des service vitaux serait assuré par l'impôt sur le revenu et l'activité des entreprises financerait par péage l'utilisation des infrastructures. 

Le problème est que la dérive connue des service publics est liée la titularisation des employés privés d'obligation de résultat, contrairement au secteur privé qui est confronté à la concurrence.  

Le système démocratique qui doit éviter l'utilisation personnelle des ressources collectives s'avère trop souvent corrompu et la multiplication des lobbys nous fait perdre confiance un peu plus chaque jour.

Alors pourquoi ne pas fixer un minimum social de bien-être et laisser les loups se fixer les règles du marché? A condition qu'aucune entreprise privée ne bénéficie d'aide la favorisant. 

 astre2fifi, le 23-01-2009 à 22:15:29 :

BONSOIR

http://img530.imageshack.us/img530/4410/groschienuz9.jpg

Bonsoir le week-end est enfin la et je passe te souhaiter un agréable début de soirée dans la bonne humeur avec Hercule pas celui de la mythologie grec mais ça serait plutôt de la mythologie canine car c'est le chien le plus grand du monde un mastiff anglais de 128 kilo rien que ça a savoir ce qu'il doit manger ce chien
Bonne soirée
Astre
http://imagesforum.doctissimo.fr/mesimages/3893772/bonne%20soiree7.gif

 astre2fifi, le 06-01-2009 à 08:15:55 :

Commentaire sans titre

Bonjour je passe te souhaiter une belle et agréable journée de mardi qu'elle t'apporte paix et bonheur
je dépose mon vote du jour
astre
http://corkine.c.o.pic.centerblog.net/djlaey33.gif


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